Jean-Baptiste était connu. Beaucoup venaient recevoir le baptême qu’il donnait dans le Jourdain en signe de conversion. On venait entendre ses paroles percutantes, on accourait aussi pour recueillir ses conseils de vie : « que devons-nous faire ? » viennent lui demander les foules, les publicains et même des soldats (cf. Lc 3,10-14).
Tout le monde, ou presque, reconnaît en lui un envoyé de Dieu, un prophète ; certains se demandent même s’il n’est pas le Messie annoncé par les prophètes des temps passés. Messie ? Ce mot hébreu, qui se traduit en grec « Christ », signifie : celui qui a reçu une onction. Il s’agit au départ d’une onction d’huile qui symbolise le don que Dieu fait de son Esprit à quelqu’un en signe de consécration.
Entre tous les textes que nous venons d’entendre, il y a comme une même attente, un même climat d’impatience.
« Ah, si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face », s’exclame le prophète Isaïe.
« Réveille ta vaillance et viens nous sauver », chante le psaume.
De son côté, S. Paul déclare aux Corinthiens : « vous qui attendez la venue de notre Seigneur, c’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout »
Et dans l’évangile de Marc Jésus nous invite à veiller, car nous ne savons pas quand le maître de maison reviendra.
Des siècles ont passé, et le Seigneur n’est toujours pas revenu. Année après année, nous entendons le même message. Cependant, de nouvelles générations découvrent la foi, mais sont invitées comme nous à veiller. Alors pourquoi donc Dieu tarde-t-il à venir, pourquoi donc veut-il éprouver à ce point notre foi et met-il à si rude épreuve notre fidélité ?
Nous qui sommes des chercheurs de Dieu et de Vérité, la Sagesse divine est sans nul doute le bien le plus précieux que nous pouvons désirer et demander.
C’est d’ailleurs le bien, par excellence, qui conviendrait aux dirigeants de notre planète pour que toute guerre soit enfin bannie et qu’un monde de dialogue, de Paix et de Justice puisse advenir.
Je ne compte plus le nombre de fois où l’on me demande : comment doit-on vous appeler ? Père ou frère ? Je réponds alors : quand j’ai reçu l’habit en entrant dans l’Ordre des Dominicains, on m’a dit : désormais vous vous appellerez frère Arnaud. Alors appelez-moi frère Arnaud.
Un frère domincain disait malicieusement : « je ne suis le père de personne, je suis le frère de tous ! »
Bien que nous soyons tous nés d’un père biologique que nous appelons père ou papa, Dieu est le seul que nous prions en disant : Père, notre Père.
- Homélie du 8 octobre 2023. 27ème dimanche du Temps Ordinaire. Bertrand Caux, Diacre
- Marseille. Dimanche 23 septembre 2023. Homélie du Pape François.
- Dimanche 17 septembre. Homélie du 25ème Dimanche Ordinaire. Mgr Norbert TURINI
- 10 septembre 2023. 23ème dimanche du Temps ordinaire. Bertrand Caux, diacre.